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Bien-être - Psycho

Trouble bipolaire : définition, symptômes et prévention

Le trouble bipolaire est une maladie qui touche aux humeurs. Entre comportements maniaques, euphoriques et à l’inverse dépressifs, nous allons vous expliquer ce que sont les troubles bipolaires, leurs symptômes et la façon de les prévenir.

Définition du trouble bipolaire :

Ce qui définit un trouble bipolaire est avant tout un changement significatif de l’humeur que l’on appelle dans le jargon « psychose maniaco-dépressive ». Mais derrière ces termes qui peuvent paraître effrayant se cache en réalité un comportement que vous avez peut être observé chez vous ou chez les autres. Le trouble bipolaire est une alternance d’humeur entre moments d’excitation et de dépression. Des moments de calme rythment ces changements. Le terme trouble bipolaire exprime ces changements de l’euphorie à la dépression.

Il faut savoir que ces troubles touchent 6% des français avec des degrés de gravité différents. Une étude menée par l’OMS (organisation mondiale de la santé) a démontré que le trouble bipolaire fait partie des 10 maladies les plus graves en terme de conséquence sur la vie quotidienne. Un chiffre permet d’illustrer cela : le taux de mortalité des personnes atteintes de trouble bipolaire est 3 fois plus élevé que la normale. Deux facteurs accentuent ce constat. Tout d’abord, la maladie est souvent diagnostiquée 8 à 10 ans après son apparition à son point le plus grave. La thérapie intervient donc de manière tardive. Autre fait, 15% des personnes atteintes de ce troubles auraient des tendances suicidaires. Les conséquences des troubles bipolaires sont nombreuses : vie familiale, vie amoureuse, vie sociale et professionnelle sont touchées.

Les symptômes des troubles bipolaires :

Qu’est ce qui caractérise un trouble bipolaire :

Il faut à nouveau bien prendre conscience que c’est l’alternance d’épisodes dépressifs et d’épisodes d’excitations qui définit un trouble bipolaire. Pour que celui-ci soit diagnostiqué, il faut que les deux symptômes soient bien identifiés. Ainsi, des personnes à l’origine dépressives qui connaissent ensuite des épisodes maniaques sont bien victimes de troubles bipolaires.

La dépression :

  • Mélancolie, tristesse.
  • Manque de motivation.
  • Fatigue et perte d’appétit.
  • Perte ou prise de poids significatives.
  • Insomnie ou trop de sommeil.
  • Manque de dynamisme dans le comportement.
  • Perte de la confiance en soi.
  • Tendance suicidaire (dans les cas les plus graves).

L’excitation :

Il ne s’agit pas forcément d’une période de joie mais d’hypersensibilité et d’hyperactivité. Elle peut durer jusqu’à 4 jours. Voici les symptômes :

  • Excitation.
  • Forte envie de parler aux autres.
  • Agitation perpétuelle.
  • Diminution du temps de sommeil.
  • Accroissement de l’activité sexuelle.
  • Achat impulsif.
  • Absence de responsabilité.
  • Envie d’accroître ses relations sociales et familiales.
  • Exagération dans le comportement et les propos.

Lorsque le comportement de la personne change, le premier à le percevoir est l’entourage proche par leur connaissance de sa vie privée et de son comportement habituel. C’est un peu moins le cas pour les relations sociales ou professionnelles. Ainsi, le trouble bipolaire peut affecter les actions quotidiennes et peut malgré tout entraîner des conséquences graves. Avant d’atteindre ce stade, consulter un psychologue peut être utile. En revanche, l’alternance de symptômes plus important peut par exemple s’accélérer. A ce moment, la vie professionnelle et les relations sociales peuvent être perturbées. Une hospitalisation peut être nécessaire à ce moment là.  En effet, elle permet de limiter les conséquences pour la personne et son entourage.

Comment le trouble bipolaire évolue dans le temps ?

Comme mentionné précédemment, les diagnostics arrivent souvent très tardivement. Il est donc essentiel de comprendre comment un trouble bipolaire peut évoluer afin d’anticiper une aggravation. Il existe plusieurs causes qui peuvent contribuer à tranformer un trouble unipolaire (comme la dépression) en trouble bipolaire. Si des membres de votre famille ont connu ce type de problème, il est possible que celui-ci se reproduise parce que le contexte y est favorable.

Le suicide, un symptôme dans certain cas :

Une conséquence grave du trouble bipolaire :

Il ne faut pas fermer les yeux sur cette maladie psychique. Le trouble bipolaire augmente considérablement le risque de suicide. D’ailleurs, une personne sur cinq qui en sont victimes décède suite à une tentative. Si le suicide semble une conséquence directe du décès, il n’en reste pas moins que l’alcool, le tabac, le diabète et des conditions de vie dégradées réduisent l’espérance de vie. Pour vous donner une idée, une personne atteinte de troubles bipolaire vivra 20 ans de moins qu’un français moyen.

Néanmoins, il est essentiel d’apporter quelques précisions sur les comportements suicidaires. Les personnes suicidaires manifestent avant tout la volonté de mettre fin à une souffrance et non à la vie. La mort est le dernier recourt parce qu’elles ne voient pas d’autres solutions. Être suicidaire n’a donc rien à voir avec la folie. Par ailleurs, la majeure partie des personnes qui penseront au suicide ne passeront pas à l’acte. Ainsi, une personne suicidaire peut être une personne dont l’idée du suicide lui a traversé l’esprit. Cela ne veut pas dire qu’elle va le faire.

Les raisons du comportement suicidaire :

L’intensité du ou des traumatismes sont évidemment des éléments déclencheurs mais la combinaison de plusieurs troubles peut favoriser ce type de comportement. L’alcool, des troubles de la personnalité déjà existant par exemple ou encore un début de dépression. De même, les familles où des comportements suicidaires ont déjà été identifiés sont des environnements « favorables ».

Les causes des troubles bipolaires :

Il existe des causes très différentes qui sont à l’origine de troubles bipolaires. Les traumatismes dus à des souffrances, des échecs ou encore des décès durant l’enfance sont les plus communes. Le contexte dans lequel évolue un enfant ou un adulte a une influence considérable. Ne serait ce que si le parent a déjà connu un trouble bipolaire. Il aura de grande chance de le transmettre à ses enfants. Au delà du contexte familial, les difficultés rencontrées dans la vie, le stress cumulé (pression professionnelle et sociale, insomnie, déséquilibre dans l’hygiène de vie) favorisent considérablement les troubles bipolaires. Enfin, des facteurs psychologiques et physiologiques peuvent entrer en compte.

Encore une fois, alors que le diagnostic peut arriver tardivement, un cercle vicieux peut s’installer. Relations sociales et familiales difficiles, perte d’emploi, dettes, alcoolisme ou drogues peuvent accélérer la dégradation de l’état du patient.

Prévenir les troubles bipolaires :

Il n’existe en réalité pas de moyen de prévenir le trouble bipolaire. Il faut tout d’abord savoir le reconnaître. De ce fait, une explication sur la nature des troubles bipolaires peut faciliter son identification et son traitement. Il peut aussi permettre de comprendre sa propre situation et de ne pas en être victime. Le médecin ou un psychologue peuvent effectuer ce travail de prévention.

« Un esprit sain dans un corps sain »

Adopter une hygiène de vie, une vie saine, réduisent les risques. Le sport, une alimentation de qualité, un bon rythme de sommeil permettent de garder le moral et d’éviter les dépressions. L’abus d’alcool et des drogues est évidemment proscrite. Une bonne organisation dans sa vie contribuera aussi à réduire le stress. S’accorder des temps pour soit, pour ses proches, pour se libérer des contraintes quotidiennes vous aideront aussi.

Conserver une vie sociale :

L’isolement sera votre pire ennemi. C’est pour cette raison qu’entretenir vos relations sociales est primordiale. Sortez, rencontrez et profitez d’activités diverses avec vos amis et vos collègues. Avoir de bonnes relations sociales vous aidera à avoir un soutient aux moindres problèmes que vous rencontrez. Avoir quelqu’un à qui parler peut déjà agir comme préventif. Il ne faut pas non plus négliger les groupes et réseaux de soutien, surtout quand vous sentez que les troubles ressentis deviennent significatifs.

Consulter un psychologue pour faire le point sur votre vie, pour parler de votre vie passer et des problèmes que vous avez précédemment rencontrer peut favoriser votre bien-être et éviter les troubles bipolaires.

Comment aider une personne atteinte de troubles bipolaires ?

Comme nous l’avons explicité précédemment le rôle des proches est essentiel dans la thérapie visant à faire disparaître les troubles bipolaires. L’entourage peut d’abord faire preuve d’une meilleure compréhension de la maladie. Ainsi, il pourra identifier les éventuelles rechutes. De même, une bonne connaissance du traitement lui permettra d’accompagner le malade et de l’inciter à bien suivre sa thérapie.

Comprendre les troubles bipolaires :

Lors que l’on vit avec une personne bipolaire et que l’on ne connait pas cette maladie, la relation peut être souvent très difficile. Les troubles bipolaires peuvent être à l’origine de problèmes familiaux assez lourd. Il n’est pas évident pour les proches de ne pas avoir de rancœur vis à vis de la personne qui change constamment d’humeur. De plus, celui qui subit les troubles bipolaires est parfois dans le déni et ne comprend pas le comportement des proches. Il peut croire qu’on lui en veut sans raison et se sent agresser quand ses proches lui parle du traitement. La communication joue à ce moment un rôle essentiel d’où l’importance de la compréhension de l’autre.

Convaincre une personne de se soigner :

Le rôle des proches est aussi de faire prendre conscience à la personne malade qu’une thérapie est nécessaire. Ils doivent le convaincre qu’il doit consulter un professionnel pour effectuer une évaluation. Ainsi, le spécialiste lui donnera des indications objectifs sur son trouble bipolaire. Une fois que la prise de conscience aura lieu, les proches devront alors soutenir le malade afin qu’il accepte sa situation et qu’il doit s’appuyer sur vous pour guérir. Les proches sont aussi la sonnette d’alarme en cas de rechute. Ils ont suffisamment de recul pour le voir.

Participer aux exercices psychologiques :

Enfin, il est possible que le spécialiste propose des activités psychologiques et ludiques dans le but d’améliorer l’état du patient en s’appuyant sur la relation qu’il entretient avec ses proches. Ces exercices créés plus de proximité et permet une meilleure compréhension. Ils peuvent permettre de résoudre des problèmes familiaux et d’instaurer un climat propice à la guérison. De même, une mise en relation avec d’autres familles

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