La constipation, c’est quand tu vas à la selle moins de trois fois par semaine. Quand elle devient sévère ou obstinée, on parle souvent d’une fréquence inférieure à une fois par semaine. Dans la pratique, ce n’est pas seulement une question de fréquence : ce qui compte aussi, c’est la consistance des selles, l’effort nécessaire, la sensation d’évacuation incomplète et la douleur éventuelle.
Si tu es dans cette situation, tu te demandes sûrement si c’est “normal”, si ça va passer tout seul, ou si tu dois t’inquiéter. La bonne nouvelle, c’est que la constipation est très fréquente et qu’elle a souvent des causes identifiables. Mais quand elle dure, revient souvent, ou s’accompagne de symptômes inhabituels, il faut comprendre ce qui se passe pour agir efficacement.
Dans cet article, tu vas voir les causes les plus courantes, les situations qui favorisent la constipation, les signes d’alerte, les solutions concrètes et les erreurs à éviter pour ne pas aggraver le problème.
L’essentiel a retenir : la constipation correspond à des selles trop rares, trop dures ou difficiles à évacuer.
- On parle souvent de constipation quand il y a moins de 3 selles par semaine.
- La constipation chronique dure dans le temps et mérite une vraie évaluation.
- Les causes fréquentes sont le manque de fibres, le manque d’activité et certains médicaments.
- La grossesse, l’âge, le stress et les changements d’habitudes peuvent la favoriser.
- Du sang, une douleur importante, un ventre très gonflé ou une absence prolongée de selles doivent alerter.
- Les mesures les plus utiles sont l’hydratation, les fibres, le mouvement et une routine régulière.
- Les laxatifs peuvent aider, mais ils doivent être utilisés avec prudence et pas comme solution de fond.
Classification de la constipation
La constipation ne se résume pas à “aller moins souvent aux toilettes”. En pratique, on distingue surtout deux grands profils : la constipation ponctuelle, qui apparaît dans un contexte précis, et la constipation chronique, qui s’installe dans la durée.
Cette distinction est importante, parce qu’elle ne conduit pas au même raisonnement. Si tu es constipé après un voyage, une opération, un accouchement ou une période d’immobilité, la cause est souvent transitoire. En revanche, si le problème revient régulièrement ou persiste depuis plusieurs semaines, il faut chercher un facteur de fond : alimentation, médicaments, trouble fonctionnel, maladie digestive ou autre cause médicale.
- Constipation aiguë ou occasionnelle : elle apparaît sur une période limitée, alors que tu n’es habituellement pas constipé. C’est par exemple fréquent après un déplacement, une chirurgie, un accouchement ou une baisse d’activité.
- Constipation chronique : les symptômes reviennent souvent ou restent présents dans le temps. Dans ce cas, il faut regarder au-delà du simple “manque de fibres”.
Causes de constipation
Pour comprendre la constipation, il faut savoir comment fonctionne le côlon. Son rôle est de récupérer de l’eau dans les résidus alimentaires et de faire avancer les selles vers le rectum grâce aux contractions intestinales. Quand ce mécanisme ralentit, les selles restent trop longtemps dans le côlon, deviennent plus sèches et plus dures, puis sont plus difficiles à expulser.
Concrètement, la constipation peut venir de deux grands mécanismes : soit le côlon absorbe trop d’eau, soit le transit est trop lent. Dans les deux cas, le résultat est le même pour toi : des selles dures, un effort à la selle, parfois des douleurs, et souvent une sensation de blocage.
Manque de fibres dans l’alimentation.
Le manque de fibres est l’une des causes les plus fréquentes. Les fibres augmentent le volume des selles et les rendent plus souples, ce qui facilite leur progression dans l’intestin. Si ton alimentation est pauvre en fruits, légumes, légumineuses et céréales complètes, le transit ralentit souvent.
Dans les faits, les personnes qui consomment beaucoup d’aliments ultra-transformés, de plats préparés, de fast-food, de charcuteries, de fromages et de produits raffinés ont plus souvent un transit paresseux. L’important n’est pas seulement d’ajouter “un aliment sain”, mais de revoir l’ensemble de l’assiette.
L’American Dietetic Association recommande généralement entre 20 et 35 grammes de fibres par jour. Si tu es loin de cet apport, augmente progressivement pour éviter les ballonnements.
Une alimentation riche en graisses et pauvre en fibres peut donc favoriser la constipation.
Ne pas boire suffisamment de liquides
L’hydratation joue un rôle utile, même si boire plus d’eau ne suffit pas toujours à régler le problème à lui seul. Quand tu bois trop peu, les selles peuvent devenir plus sèches et plus compactes, donc plus difficiles à évacuer.
En pratique, mieux vaut viser une hydratation régulière sur la journée plutôt que de boire beaucoup d’un coup. L’eau reste la meilleure option. Certains remarquent aussi un léger effet avec un verre d’eau tiède le matin ou de l’eau avec un peu de citron, mais ce n’est pas un traitement à lui seul.
À l’inverse, les boissons riches en caféine et l’alcool peuvent aggraver la déshydratation chez certaines personnes. Si tu consommes beaucoup de café, de soda caféiné ou d’alcool, il faut compenser avec de l’eau.
Prolapsus, intussusception intestinale ou rectocèle
Parfois, le problème ne vient pas seulement du transit, mais aussi d’un trouble mécanique du rectum. Quand les structures de soutien s’affaiblissent, surtout après des accouchements, avec l’âge, après certaines chirurgies ou en cas de surpoids, l’anatomie peut être modifiée.
Ce que cela change pour toi, c’est qu’un simple effort pour aller à la selle ne suffit plus : il peut y avoir une vraie difficulté à évacuer, parfois avec besoin de manœuvres manuelles ou de pression vaginale.
- Vers le vagin : on parle de rectocèle. La paroi rectale fait une hernie vers le vagin, ce qui peut gêner l’évacuation.
- Vers lui-même : il s’agit d’une intussusception ou invagination, quand un segment du rectum glisse dans le segment suivant.
- Vers l’extérieur de l’anus : on parle de prolapsus rectal, quand le rectum sort au-delà du canal anal.
Dans ces situations, il peut être nécessaire d’avoir un avis spécialisé. Parfois, la chirurgie est discutée si le trouble est important ou très handicapant.
Dolichocôlon et mégacôlon
Le dolichocôlon correspond à un côlon trop long, souvent au niveau du sigmoïde. Cette particularité peut ralentir le transit et favoriser l’accumulation de selles dures. Le mégacôlon, lui, désigne une dilatation anormale d’une partie du côlon, généralement liée à un trouble du péristaltisme ou à un obstacle fonctionnel.
Dans la pratique, ces anomalies peuvent favoriser les fécalomes, les douleurs abdominales, la constipation sévère et parfois une occlusion. Plus le transit est ralenti, plus les selles s’accumulent, ce qui augmente la pression et aggrave encore le problème.
Ce sont des situations qui demandent un avis médical, surtout si la constipation est ancienne, résistante ou associée à des douleurs répétées.
Antidépresseurs
Certains médicaments peuvent ralentir le transit. C’est le cas de plusieurs antidépresseurs, y compris certains inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine comme la fluoxétine.
Si tu constates une constipation apparue après le début d’un traitement, ne l’arrête pas seul. Le bon réflexe est d’en parler au médecin ou au pharmacien, car une adaptation du traitement ou des mesures associées peuvent être nécessaires.
Absence d’activité physique
Le manque d’activité physique ralentit souvent le transit. On l’observe fréquemment chez les personnes âgées, mais aussi après un accident, une hospitalisation ou une période d’alitement.
Concrètement, bouger aide les muscles intestinaux à travailler de manière plus régulière. Même une marche quotidienne peut faire une différence. Si tu restes assis longtemps ou si tu bouges peu, le côlon devient souvent moins efficace.
Lait
Certaines personnes remarquent que le lait ou les produits laitiers aggravent leur constipation. Ce n’est pas systématique, mais si tu fais souvent le lien entre consommation de lait et ralentissement du transit, il peut être utile de tester une réduction temporaire pour observer l’effet.
Attention toutefois à ne pas supprimer un groupe d’aliments sans raison claire. L’idée est d’identifier ce qui te convient réellement, pas de multiplier les restrictions inutiles.
Syndrome de l’intestin irritable (SII)
Le syndrome de l’intestin irritable s’accompagne souvent de troubles du transit, dont la constipation. Chez certaines personnes, elle alterne avec des épisodes de diarrhée, ce qui peut rendre le problème particulièrement frustrant.
Dans ce cas, la constipation n’est pas seulement liée à l’alimentation. Le stress, le rythme de vie, certains aliments et l’hypersensibilité intestinale jouent souvent un rôle. Si tu as aussi des douleurs abdominales récurrentes, un avis médical est utile pour confirmer le diagnostic.
Changement d’habitudes, par exemple au cours d’un voyage
Un changement de rythme suffit parfois à dérégler le transit. Voyage, décalage horaire, horaires de repas irréguliers, sommeil perturbé, moins d’eau, moins de marche : tout cela peut bloquer le réflexe d’aller à la selle.
En pratique, c’est très courant. Si tu pars en déplacement et que tu modifies tes habitudes, ton intestin peut réagir rapidement. La meilleure prévention consiste à garder autant que possible une routine simple : boire, marcher, manger régulièrement et ne pas ignorer l’envie d’aller aux toilettes.
Changement de maison et fiançailles
Le fait de ne pas se sentir à l’aise dans un nouvel environnement peut aussi bloquer la défécation. Certaines personnes retiennent leurs selles parce qu’elles n’osent pas utiliser des toilettes inconnues, parce qu’elles se sentent observées ou parce qu’elles perdent leurs repères.
Dans la pratique, ce phénomène est souvent temporaire. Le corps finit par s’adapter, mais si tu te retiens plusieurs jours, les selles deviennent plus sèches et plus difficiles à évacuer. C’est pour cela qu’il vaut mieux respecter l’envie d’aller aux toilettes dès qu’elle se présente.
Maladies qui causent de la constipation
Parfois, la constipation n’est pas un simple trouble fonctionnel. Elle peut être le signe d’une maladie qui ralentit le transit ou gêne l’évacuation. C’est particulièrement vrai quand la constipation est nouvelle, persistante, résistante aux mesures habituelles ou associée à d’autres symptômes.
Les maladies qui tendent à ralentir le mouvement des selles à travers le côlon sont les suivantes :
Les troubles neurologiques
La sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, un AVC, les lésions de la moelle épinière ou certaines pseudo-obstructions intestinales peuvent perturber les commandes nerveuses du tube digestif.
Ce que cela implique, concrètement, c’est que le côlon ne reçoit plus correctement les signaux qui coordonnent le péristaltisme. Le transit ralentit alors sans que le problème soit uniquement lié à l’alimentation.
Les maladies endocriniennes et métaboliques
L’hypothyroïdie, le diabète, l’hypercalcémie ou l’urémie peuvent s’accompagner de constipation. Ces maladies modifient le fonctionnement global de l’organisme, y compris celui du tube digestif.
Si la constipation s’accompagne de fatigue importante, de prise de poids, de soif anormale ou d’autres signes généraux, il faut penser à cette piste.
Les maladies systémiques (maladies qui affectent plusieurs organes et tissus)
Le lupus, la sclérodermie et l’amylose peuvent aussi ralentir le transit. Dans ces cas, la constipation s’inscrit dans un tableau plus large, avec parfois d’autres organes touchés.
Le cancer
La constipation peut être liée aux traitements du cancer, en particulier certains médicaments contre la douleur et la chimiothérapie. Un cancer du côlon peut aussi bloquer ou comprimer le tube digestif.
Si la constipation est récente, inhabituelle, associée à une perte de poids, du sang dans les selles ou des douleurs abdominales persistantes, il faut consulter rapidement.
D’autres causes de la constipation sont :
Constipation pendant la grossesse
La constipation est très fréquente pendant la grossesse. Plus de la moitié des femmes enceintes y sont confrontées à un moment ou à un autre. En cause, surtout, la progestérone, qui ralentit les mouvements intestinaux, mais aussi la pression exercée par l’utérus sur le rectum au fil des mois.
Concrètement, si tu es enceinte et constipée, ce n’est pas rare ni anormal, mais ce n’est pas non plus quelque chose à banaliser si cela devient gênant. Les compléments de fer peuvent aussi aggraver le problème.
Dans la plupart des cas, on commence par l’alimentation, l’hydratation et le mouvement. Si cela ne suffit pas, un professionnel de santé peut proposer un laxatif compatible avec la grossesse.
Les compléments à base de fer, spécialement en cas de doses élevées, peuvent aggraver la constipation.
Constipation chez les enfants
Chez l’enfant, la constipation est fréquente et souvent liée à l’alimentation, aux habitudes de toilette, à la rétention volontaire ou à un changement de rythme. Ce n’est pas toujours grave, mais il faut la prendre au sérieux si elle dure, si elle fait mal ou si l’enfant retient ses selles par peur.
Outre la défécation irrégulière, un enfant constipé peut aussi présenter des douleurs abdominales, un ventre gonflé, des selles très dures, des fissures anales ou une peur d’aller aux toilettes.
Symptômes associés à la constipation
La constipation ne provoque pas seulement une baisse de fréquence des selles. Elle peut aussi entraîner des symptômes très concrets qui doivent t’alerter, surtout s’ils reviennent souvent.
- Crampes et maux d’estomac
- Ventre gonflé ou sensation de ballonnement
- Défécation difficile avec besoin de pousser
- Sensation d’évacuation incomplète
- Besoin de manœuvres manuelles pour aller à la selle
- Hémorroïdes
- Perte d’appétit
Dans la pratique, plus les selles restent longtemps dans le côlon, plus elles deviennent dures. Cela augmente l’effort à fournir, favorise les douleurs et peut finir par créer un cercle vicieux : plus tu retiens, plus ça bloque.
Quand faut-il s’inquiéter d’un cas de constipation ?
Il faut consulter si la constipation dure plusieurs jours sans amélioration, surtout si elle est inhabituelle pour toi. Si tu restes 6 à 7 jours sans aller à la selle, la situation peut devenir préoccupante, en particulier si tu as des douleurs, un ventre très gonflé ou d’autres maladies qui ralentissent le transit.
Si, d’habitude, tu vas à la selle tous les jours, une absence de 3 jours peut déjà mériter un avis médical, surtout si cela s’accompagne d’une gêne importante. Le point clé, ce n’est pas seulement le nombre de jours, mais le changement net par rapport à ton fonctionnement habituel.
Il faut aussi consulter rapidement en cas de sang dans les selles, de vomissements, de douleur intense, de fièvre, de perte de poids, d’absence complète de gaz ou de suspicion d’occlusion.
Existe-t-il des complications chroniques de la constipation ?
Oui, et c’est précisément pour cela qu’il ne faut pas laisser traîner une constipation qui devient régulière. À force de selles dures et volumineuses, la muqueuse anale peut se fissurer, ce qui provoque une douleur vive et parfois du sang rouge sur le papier toilette.
La constipation chronique peut aussi favoriser les hémorroïdes, la rétention de selles, les fécalomes et, dans les cas sévères, une occlusion intestinale. Chez les personnes âgées ou fragiles, le risque est plus élevé, car la motricité intestinale est souvent déjà ralentie.
Un autre piège fréquent, c’est l’usage prolongé de laxatifs sans accompagnement. À la longue, cela peut entretenir une dépendance au produit et masquer la vraie cause du problème. Le but n’est pas de “forcer” l’intestin, mais de rétablir un fonctionnement plus régulier.
La constipation chronique et l’utilisation prolongée de laxatifs peuvent porter à l’intestin paresseux, c’est-à-dire qu’il ne fonctionne plus correctement sans aide médicamenteuse. Une grande masse de selles dures, appelée fécalome, peut bloquer le rectum comme un bouchon.
L’enfant doit-il faire des examens en cas de constipation ?
Pas toujours. Dans beaucoup de cas, la constipation idiopathique chez l’enfant se diagnostique surtout à l’interrogatoire et à l’examen clinique. Le médecin cherche notamment à savoir si des selles sont présentes dans l’intestin et si le tableau évoque une simple constipation fonctionnelle ou une autre cause.
Si l’on suspecte une occlusion, une anomalie anatomique ou une maladie sous-jacente, des examens complémentaires peuvent être nécessaires. L’important est de ne pas minimiser une constipation qui dure, qui fait mal ou qui s’accompagne d’un arrêt des gaz, de vomissements ou d’un état général altéré.
Remèdes naturels et faits maison pour la constipation chez les adultes
Si tu es constipé, les premières mesures utiles sont souvent simples, mais elles doivent être appliquées sérieusement. Boire davantage, bouger chaque jour et augmenter les fibres progressivement sont les bases les plus solides.
Dans la pratique, il vaut mieux agir sur plusieurs leviers en même temps que compter sur un seul “remède miracle”. Une bonne hydratation, des repas plus riches en fibres, une marche quotidienne et une routine toilettes régulière donnent souvent de meilleurs résultats qu’un changement isolé.
Les aliments à privilégier en cas de constipation sont les suivants :
- Les prunes
- Les graines de lin
- Les kiwis
- Les amandes
- La courge
- Les courgettes
- Le gingembre
- Les noix
- Les mûres
Concrètement, les fruits riches en eau et en fibres, les légumes, les graines et les aliments peu transformés sont souvent les plus utiles. Si tu augmentes les fibres, fais-le progressivement pour éviter les gaz et les ballonnements.
Laxatifs en vente libre en cas de constipation obstinée
Les laxatifs peuvent aider quand les mesures d’hygiène de vie ne suffisent pas, mais ils doivent rester une solution ponctuelle ou encadrée. Le bon réflexe est de choisir le type de laxatif adapté à la situation, à l’âge, au terrain et à la durée des symptômes.
Il existe plusieurs familles de laxatifs :
- Les stimulants : ils déclenchent des contractions intestinales, par exemple le Dulcolax.
- Les lubrifiants : ils facilitent la descente des selles, par exemple l’huile minérale.
- Les émollients des selles : ils réhydratent les selles, par exemple le docusate sodique (Colace).
- Les compléments de fibres : ils augmentent le volume des selles, par exemple le FiberCon. Il faut boire beaucoup d’eau avec.
- Les osmotiques : ils attirent l’eau dans le côlon, par exemple le sorbitol.
- Les laxatifs salins : ils attirent l’eau dans le côlon, par exemple le lait de magnésie.
En pratique, les compléments de fibres sont souvent les plus doux, mais ils ne conviennent pas à tout le monde, notamment si tu bois trop peu ou si tu as déjà un bouchon de selles. Les laxatifs stimulants, eux, peuvent être utiles à court terme mais ne doivent pas devenir une habitude sans avis médical.
Ferments lactiques
Les ferments lactiques et les probiotiques peuvent aider à rééquilibrer la flore intestinale, surtout après une prise d’antibiotiques ou chez certaines personnes qui ont un intestin sensible. Ils ne remplacent pas les mesures de base, mais ils peuvent compléter la prise en charge.
On conseille souvent des souches comme Lactobacillus acidophilus et Bifidobacterium lactis, mais l’effet dépend beaucoup du contexte individuel.
Grossesse ou allaitement au sein
Pendant la grossesse, il faut d’abord miser sur l’alimentation riche en fibres, l’hydratation et la marche. Si cela ne suffit pas, un professionnel de santé peut prescrire un laxatif adapté.
Les laxatifs osmotiques comme le lactulose, le sorbitol ou certaines solutions de magnésie sont parfois utilisés, car ils agissent localement et sont peu absorbés. Dans tous les cas, évite l’automédication prolongée sans avis médical, surtout si tu es enceinte ou si tu allaites.
Remèdes naturels en cas de constipation chez les nouveau-nés et chez les enfants
Chez les enfants, le traitement repose souvent sur des ajustements simples, mais la manière de les appliquer compte énormément. Si tu rencontres ce problème dans ton cas ou dans celui de ton enfant, il faut éviter de transformer les repas ou les toilettes en source de stress.
Les changements les plus utiles sont généralement l’alimentation, l’hydratation, la posture et la régularité.
La position
La position peut vraiment faciliter l’évacuation. Dans la pratique, une posture accroupie ou avec les pieds surélevés aide à mieux aligner le rectum et à pousser plus efficacement.
Concrètement, si l’enfant utilise des toilettes classiques, un petit tabouret sous les pieds peut faire une vraie différence. Le but est de réduire l’effort et d’améliorer l’angle d’évacuation.
Le shiatsu
Le shiatsu peut être utilisé comme soutien, mais il ne remplace pas une prise en charge adaptée si la constipation est importante. Certaines techniques de pression sont parfois décrites pour accompagner la défécation, mais leur efficacité varie selon les personnes.
Si tu veux essayer, fais-le avec prudence et sans douleur. Dès qu’il y a une gêne importante ou une constipation persistante, mieux vaut demander un avis médical.
Que manger en cas de constipation ? Une alimentation riche en fibres
Une alimentation riche en fibres aide à former des selles plus souples et plus faciles à évacuer. Chez l’enfant, l’objectif est d’augmenter les fibres sans créer de conflit autour des repas.
On recommande en général des fruits, des légumes, des céréales complètes et des légumineuses, avec un apport adapté à l’âge. Les besoins varient selon la croissance et les habitudes alimentaires, donc il vaut mieux raisonner en qualité globale de l’alimentation plutôt qu’en chiffre isolé.
Une cuillère d’huile d’olive peut parfois aider, mais ce n’est pas un traitement à elle seule.
Quels aliments éviter en cas de constipation ?
Certains aliments peuvent aggraver le ralentissement du transit chez l’enfant, surtout s’ils prennent la place des fibres et de l’eau. C’est le cas du lait en excès, de certains laitages, de la viande en grande quantité, des biscottes et des gâteaux.
L’idée n’est pas d’interdire, mais d’équilibrer. Si l’alimentation est trop riche en produits constipants et trop pauvre en végétaux, le transit finit souvent par se bloquer.
Fluides suffisants
L’eau aide à ramollir les selles. Chez l’enfant, une hydratation régulière est souvent plus utile qu’on ne le pense, surtout si l’alimentation est riche en fibres.
Il est aussi recommandé d’installer une routine après les repas : s’asseoir aux toilettes quelques minutes, sans pression, pour rééduquer le réflexe défécatoire. Cette habitude marche souvent mieux quand elle est régulière et calme.
Récompenser les efforts de l’enfant, pas les résultats.
Le renforcement positif fonctionne mieux que la pression. Récompenser l’enfant pour le fait d’essayer, de s’asseoir aux toilettes ou de suivre la routine aide à diminuer l’anxiété.
À l’inverse, punir un enfant qui a eu un accident ou qui a sali ses vêtements aggrave souvent la rétention volontaire. Dans la pratique, la constipation de l’enfant est très souvent liée à une peur d’aller à la selle.
Enfants qui ne boivent que du lait (nourrissons)
Chez un nourrisson, la situation doit être évaluée avec prudence. Si l’enfant est constipé alors qu’il ne consomme pas encore d’aliments solides, il faut vérifier la préparation du lait en poudre et l’adapter exactement aux consignes du fabricant.
Ne dilue jamais le mélange au hasard. Tu peux aussi aider avec des mouvements doux des jambes et un massage abdominal léger, mais si la constipation persiste, il faut demander un avis pédiatrique.
Enfants qui peuvent manger de la nourriture solide (après le sevrage)
Chez l’enfant qui mange déjà solide, l’objectif est de proposer plus de fruits, de légumes et d’aliments complets, tout en gardant une bonne hydratation. Les fruits comme les pommes, les poires, les prunes, les pruneaux, les framboises ou les fraises sont souvent utiles.
- Les pommes
- Les abricots
- Le raisin
- Les pêches
- Les poires
- Les prunes
- Les pruneaux
- Les framboises
- Les fraises
Ne force pas l’enfant à manger s’il refuse. Dans la pratique, la pression autour des repas peut aggraver le blocage. Si les changements alimentaires ne suffisent pas, un médecin peut proposer un laxatif adapté, souvent osmotique en première intention chez l’enfant.
Conseils pour les parents
Le plus efficace est souvent de combiner plusieurs leviers : fibres, eau, routine toilettes et ambiance apaisée. Même si un traitement laxatif est prescrit, l’alimentation et les habitudes restent essentielles pour éviter les rechutes.
Il faut encourager l’enfant à aller aux toilettes régulièrement et lui laisser suffisamment de temps. Si la constipation revient souvent, il ne faut pas attendre qu’elle s’installe : plus on agit tôt, plus il est facile de casser le cercle vicieux.
Ce qu’il faut éviter quand tu es constipé
Il y a quelques erreurs très fréquentes qui entretiennent la constipation. Les connaître t’aide à éviter de perdre du temps avec de mauvaises stratégies.
- Augmenter brutalement les fibres sans boire assez, ce qui peut accentuer les ballonnements.
- Attendre trop longtemps avant d’aller aux toilettes quand l’envie se présente.
- Utiliser des laxatifs en continu sans chercher la cause.
- Couper tous les aliments “suspects” sans logique ni suivi.
- Ignorer une constipation nouvelle, douloureuse ou associée à du sang.
Concrètement, le bon réflexe est d’agir tôt, de façon progressive, et de demander un avis médical si la situation ne s’améliore pas.
FAQ
La constipation se caractérise par le fait d’aller à la selle moins de tris fois par semaine, la constipation grave ou obstinée par moins d’une fois par semaine.
La constipation correspond à des selles trop rares, trop dures ou difficiles à évacuer. En pratique, on parle souvent de moins de trois selles par semaine, et de constipation sévère quand la fréquence descend encore davantage. La fréquence seule ne suffit pas : l’effort, la douleur et la sensation d’évacuation incomplète comptent aussi.
Classification de la constipation
On distingue surtout la constipation aiguë ou occasionnelle et la constipation chronique. La première apparaît dans un contexte précis, comme un voyage ou une immobilisation, tandis que la seconde dure dans le temps. Cette distinction aide à comprendre si le problème est transitoire ou s’il faut chercher une cause de fond.
Causes de constipation
Les causes sont multiples, mais les plus fréquentes sont le manque de fibres, le manque d’hydratation, la baisse d’activité et certains médicaments. Il existe aussi des causes mécaniques, neurologiques, endocriniennes ou digestives. Si la constipation persiste malgré de bonnes habitudes, il faut envisager une cause médicale.
Quand faut-il s’inquiéter d’un cas de constipation ?
Il faut s’inquiéter si la constipation dure plusieurs jours, s’aggrave ou s’accompagne de symptômes inhabituels. Une absence de selles pendant 6 à 7 jours peut devenir préoccupante, surtout s’il y a douleur, ventre gonflé ou vomissements. Si tu as du sang, une douleur intense ou un arrêt des gaz, consulte rapidement.
Existe-t-il des complications chroniques de la constipation ?
Oui, la constipation chronique peut entraîner des fissures anales, des hémorroïdes, des fécalomes ou une occlusion intestinale. Elle peut aussi entretenir un cercle vicieux si elle est traitée trop souvent uniquement par laxatifs. C’est pour cela qu’il faut traiter la cause et pas seulement le symptôme.
Remèdes naturels et faits maison pour la constipation chez les adultes
Les mesures les plus utiles sont l’hydratation, les fibres, l’activité physique et une routine régulière aux toilettes. Les fruits, les légumes, les graines et les aliments peu transformés aident souvent à relancer le transit. Si cela ne suffit pas, un laxatif peut être envisagé avec prudence.
Laxatifs en vente libre en cas de constipation obstinée
Les laxatifs en vente libre peuvent aider, mais ils ne doivent pas être utilisés comme solution permanente. Il existe plusieurs familles : stimulants, osmotiques, lubrifiants, émollients, fibres et laxatifs salins. Le choix dépend de la situation, et un usage prolongé sans avis médical n’est pas recommandé.
Remèdes naturels en cas de constipation chez les nouveau-nés et chez les enfants
Chez l’enfant, on privilégie l’eau, une alimentation riche en fibres, une bonne posture et une routine sans pression. Il faut éviter de forcer l’enfant à manger ou de le punir s’il retient ses selles. Si la constipation persiste, un avis médical est nécessaire.
Constipation pendant la grossesse
La constipation est fréquente pendant la grossesse à cause des hormones et de la pression exercée sur le rectum. Elle s’améliore souvent avec plus de fibres, plus d’eau et davantage de mouvement. Si cela ne suffit pas, un professionnel de santé peut proposer un laxatif adapté.

